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Après la vague de suicides qui l'a frappé, l'opérateur a créé en janvier 2011 une cellule pour venir en aide aux salariés en situation de souffrance ou confrontés à des problèmes complexes de retour à l'emploi.

 

Plus d'un an après, 130 salariés ont été accompagnés.


Après le seisme qui a secoué France Télécom à partir de 2008 est venu le temps des solutions. La mission nationale de soutien est l'une des plus emblématiques. Elle a pour but de résoudre les situations de conflit et de souffrance les plus complexes dans l'entreprise.

"Le caractère hors norme du contexte délicat que france Télécom a traversé nécessitait une gestion hors du commun, affirme Bruno Mettling, directeur exécutif des ressources humaines du groupe. Face aux situations de souffrance, les services RH sont souvent en difficulté. L'idée de faire intervenir un regard tiers, accélère la résolution des dossiers les plus compliqués."...

 

..."Quand des collaborateurs nous appellent, pour nous dire, que dans quinze minutes, ils vont mettre fin à leurs jours, nous contactons la cellule pour qu'elle les prenne en charge. Elle permet de monter au créneau rapidement, témoigne SébastienCrozier, président de la CFE-CGC France Télécom. Avant, il n'y avait pas d'interlocuteur professionnel qui prenait le relais dans les situations d'urgence." Il apprécie également qu'ensuite, les psychologues identifient l'environnement du salarié, contactent les managers directs, les RH, pour "mettre tout le monde sur le pont et organiser la vigilance"....


... La mission gère quatre types de dossiers répartis à parts égales. Le premier concerne les problèmes de retour à l'emploi, après un long arrêt maladie et la difficulté à retrouver une affectation. La deuxième a trait aux différends à propos de l'application de la réglementation du droit du travail, par exemple une personne mécontente du contenu de son poste, un cadre qui estime que son empli n'est pas celui d'un cadre,... le troisième cas de figure concerne les "comportements erratiques de certains salariés, qui refusent d'accépter les règles, d'effectuer le travail qui leur est demandé.... Le dernier dossier touche les personnes éloignées du service dont le lien social se distend avec France télécom et qui ont du mal à le supporter....

 

... Cette efficacité nuancée de la gestion des dossiers les plus complexes, hors cas d'extrème urgence, pousse les dirigeants de France Télécom à se poser la question de l'avenir de la mission. "Elle a un caractère temporaire. Notre objectif est de transférer son expertise, ses enseignements, ses compétences aux managers et services RH, qui doivent se réapproprier ses outils" assure son président. Et Bruno Mettling d'estimer sa durée de vie entre deux et cinq ans.

 

Extrait : WK RH -  Entreprises et Carrières - 22 mai 2012 - Rozenn LE SAINT

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Face à l'arrivée de Free Mobile, SFR pourrait supprimer 500 emplois. Orange pourrait profiter des départs en retraits pour dégraisser tranquillement. Free Mobile s'était déjà fait remarquer pour ses pannes de réseau. Désormais, c'est la pérennité du marché de l'emploi dans le secteur qui est jeu.

Epic fail, comme on dit chez les geeks. Quatre mois après l'arrivée tonitruante de Free Mobile, les polémiques s'entassent. Après les pannes de réseau, l'enquête de l'Arcep, voilà désormais que les concurrents de Free s'apprêtent à dégraisser au vu du nombre d'abonnés perdus. Selon les syndicats, SFR s'apprêterait à supprimer 500 postes en France, ce que la direction a démenti. Mais Franck Esser, PDG de la filiale de Vivendi, a déjà fait les frais de l'arrivée de Free et sera remplacé en août par Michel Combes, ex-patron de Vodafone Europe.

SFR dit avoir perdu 208 000 abonnés en tout entre janvier et février sans préciser la part ayant choisi Free. Entre fin décembre et le 15 février, Bouygues a vu 134 000 abonnés se tourner vers le petit nouveau. Chez Free, on annonce avoir recruté 2,6 millions de clients au 1er trimestre soit 4% du marché.

Du côté de chez Orange, ce n'est pas franchement mieux. Selon Stéphane Richard, PDG de l'opérateur, le chiffre d'affaire de l'activité mobile en France au premier trimestre 2012 est en baisse de 1,1% et près de 154 000 clients sont partis chez Free durant la même période. « Ces résultats sont, sans surprise, fortement marqués par l'arrivée du quatrième opérateur mobile en France, dont l'agressivité tarifaire tout autant que verbale, a été un choc pour nous comme pour l'ensemble de nos concurrents », a expliqué le PDG dans une lettre à ses salariés, révélée par La Tribune.

Dans un récent rapport, l'Idate, think tank spécialisé dans le numérique, pointe également l'arrivée « à contre-cycle » de Free Mobile dans un marché à maturité : « On risque d'avoir une guerre des prix avec un recul violent des revenus du secteur et des marges des opérateurs ». L'intersyndicale CFE-CGC/Unsa de France Télécom-Orange a elle prévu une perte de 10 000 postes dans le secteur suite à l'arrivée du 4ème opérateur.

La course au moins-disant

Et quelles seront les conséquences sur les salariés de l'opérateur historique ? Au vu des résultats de 2011, Stéphane Richard avait déjà annoncé une baisse de l'intéressement salarial pour 2012 entrainant une perte moyenne de 1500 euros par personne selon l'intersyndicale CFE-CGC/Unsa. Pour autant, Richard refuse de parler de licenciements secs. Il compte bien profiter de la démographie au sein de son entreprise. « Nous allons nous adapter sans aucune brutalité, sans drame ni licenciements, d'autant que 30 000 départs naturels sont prévus d'ici à 2020 », a-t-il expliqué dans L'Express.

Traduction : de nombreux départs en retraite ne seront pas remplacés. « On a une pyramide des âges qui va se dégrader à partir du 1er octobre, ajoutez à cela les démissions et on aura de 500 à 700 personnes qui vont partir par mois », détaille Sébastien Crozier, président de l'intersyndicale CFE-CGC/Unsa à France Télécom. Le syndicaliste dénonce la venue de Free sur le marché avec « une stratégie de casse avec une baisse à la fois des prix et de la qualité ». Et il ne faut pas compte sur Xavier Niel, patron de Free, pour embaucher les nouveaux chômeurs. Free possède un un faible réseau de boutiques et est plutôt adepte de la délocalisation.

Pour le syndicaliste, les responsabilités remontent également plus haut notamment du côté de l'Arcep, censée être le gendarme des télécoms : « Le régulateur a accordé une licence sans précaution ». Notamment en terme de garanties de l'emploi en France, choses pourtant inscrites dans la loi de 1996 sur les télécoms.

Résultat, on est dans la course au moins-disant avec compressions des coûts et des personnels. « Ce que personne n'assume, c'est que l'hyper-concurrence, avec l'arrivée d'un 4ème opérateur qui casse les prix, augmente la pression sur le marché avec un risque d'augmentation des délocalisations et de baisse de la qualité », prévient Sébastien Crozier....


Extrait : Marianne - 15 mai 2012 - Tefy Andriamanana

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Emmanuel DUTEIL : Dans ce New-York Paris, nous allons à présent revenir sur une opération déjà vue mais qui n'en reste pas moins originale, lancée cette fois-ci par ORANGE FRANCE TELECOM sur la requête d'un de ses salariés. Eh bien ! Le groupe a décidé d'installer sur les toits d'une vingtaine de ses sites des ruches, des ruches afin que les employés

puissent découvrir les joies de l'apiculture. ORANGE, je vous le disais, n'est donc pas le premier groupe à se lancer dans ce genre d'opération, mais cela prend une importance toute particulière dans un climat social très, très particulier. Alexandra PAGET est allée donc rendre visite aux toutes nouvelles pensionnaires d'un site FRANCE TELECOM en plein Paris....

Nicolas DESCHAMPS, Directeur délégué de la communication interne ORANGE : Le groupe a vécu des événements et nous pouvons dire d'ailleurs – à travers ce programme et l'engagement de ses salariés – que nous sommes maintenant désormais dans un environnement de groupe totalement apaisé. Bien évidemment, ça renforce par le partenariat du groupe avec ses salariés pour l'expression de leur passion, ça renforce le lien social.

Alexandra PAGET : Retisser le lien social, c'est bien tout le propos, le groupe sponsorise l'installation et l'entretien des ruchers à hauteur de 2.500 € par site et par an. La récolte du miel et le soin des abeilles sont donc proposés aux salariés en dehors du temps de travail évidemment, mais au sein de l'entreprise. Alors sauver et surtout détendre l'atmosphère et laisser les abeilles faire, pour Christian LAMOTTE, secrétaire général CFE-CGC, il vaudrait mieux commencer par des solutions plus structurelles.

Christian LAMOTTE : Dans la symbolique, mettre des ruches avec des bonnes travailleuses et une reine sur les toits d'un bâtiment, ça peut être intéressant sur le plan d'un dîner mondain. Je pense que les problématiques dans l'entreprise sont toujours présentes, que les solutions à apporter sont là mais pas de façon puissante. L'étape des
ruches... peut-être mieux attendre.

Alexandra PAGET : Aujourd'hui, ORANGE compte 100.000 salariés en France et il est question d'envoyer des abeilles à l'international, sur les sites du groupe à l'étranger...

Extrait : interwiew BFM du 11 mai 2012

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